[ Fiche ] Alice Chase (Et Alice suivit le lapin blanc...)
Nom: Chase
Prénom: Alice
Âge: 19 ans
Espèce: Humain médium (aucun mérite, je suis une pistonée =P)
Maître: /
Sexualité: N'a jamais gouté au plaisir de la chair pour aucun des deux sexes, et n'a jamais songé à ce genre de chose à vrai dire.
Caractère:
Alice pourrait être quelqu’un de réfléchis, de calme ayant même
tendance à être peu loquace voir complètement taciturne. D’ailleurs, au
premier quand vous le croiserez dans la rue, c’est surement ce que vous
vous direz. Vous aurez raison à moitié à vrai dire. En surface, c’est
en ces termes que l’on pourrait qualifier Alice. Mais si les personnes
n’avait qu’un seul et nique trait de caractère nous ne serins que de
pur caricature de nous même, ne croyez-vous pas ? Car en effet, Alice
n’est pas que cet être refermé et silencieux, il est avant tout un
rêveur d’une insatiable curiosité. Toujours à l’affut, parlant peu car
il préfère écouter, il a une excellente mémoire auditive, tant que
visuelle en réalité mais pour l’instant seule la première nous
intéresse, et tout ce qu’il entend reste gravé dans un coin de sa tête
pour être utiliser au moment le plus opportun. Cela lui a autant de
fois sauvé la mise que cela ne lui à apporté des ennuis, une sorte
d’équilibre parfait qui ne lui ferra pas cesser cette manie de si tôt.
Car oui, comme dit plus haut, Alice est curieux, incroyablement et
déraisonnablement curieux. Il aurait tendance à suivre, comme l’héroïne
dont il porte le nom, à suivre un peu trop les lapins blanc. Rarement
lui arrive rarement de tomber dans des puits sans fond, mais les ennuis
eux, sont souvent au rendez-vous. Mais ce sont là les vestiges d’une
enfance volée, petit détails que vous découvrirez dans l’histoire conté
si dessous.
De part son don, qu’il apprend et ne cessera
d’apprendre à maitriser, il n’a plus vraiment l’innocence de
l’ignorance mais il conserve une certaine candeur qui se dénote
notamment par l’absence total de manichéisme de ses raisonnements. Pour
lui, rien n’est mal ou bon, « Le noir et le blanc ne sont que des
valeurs illusoires car après tout, la vie est grise. », cette phrase
que son seul parent lui répétait guide ses actes et sa manière de voir
le monde. Qualité ou défaut ? Eh bien, cela dépendra mais en règle
générale, il faut le voir comme une qualité.
Il lui arrive de parler
à profusion, mais souvent, ses propos restent incroyablement imagés et
vague. Bien sur, cela n’empêche en rien le fait qu’il soit parfaitement
capable de tenir une conversation pourvue d’un sen et d’un
raisonnement. Il aime beaucoup manier la langue (n’y voyez pas là, une
allusion à l’organe je vous prie.) dans sa complexité extrême en
s’amusant de voir l’incrédulité dans les yeux de ses interlocuteurs,
lorsqu’au beau milieu d’une phrase, un terme enfantin presque babillard
se glisse au milieu de ce langage soutenu. Il lui arrive aussi, assez
fréquement, de parler de lui à la troisième personne du singulier. Il
se plait à citer et intégrer des morales ou parcelles des contes qu'il
affectionne tant, dans ces paroles. Mais le plus déroutant, reste ces
discution avec Monsieur Lapin...
Malgré tout l’amusement qu’il porte
à s’exprimer de manière contradictoire à un auditoire de chair et de
sang, il préféra garder le silence en règle générale.
D’un
caractère tout de même refermé, il appartient bien plus au gens que
l’on qualité d’introverti quand il s’agit de ce qu’il ressent.
N’essayez pas de deviner quel qu’émotions que se soit dans ses yeux,
car ceux-ci depuis bien des années, sont incapables d’exprimer le
moindre ressentis du jeune garçon, ce qui ne l’empêche pas d’avoir des
sentiments. Il reste un être humain malgré ce que l’on pourrait penser.
Physique:
Alice est, contrairement à ce que pourrait laisser penser son prénom,
un jeune garçon aux traits androgynes voir même efféminés. Coups du
sort ou hasard fourbe, ses épaules fines et sa carrure aussi frêle que
celle d’une jeune fille, il a parfois du mal à faire comprendre qu’il
appartient au genre masculin, ne s’égarant pas pour autant dans des
exhibitions pour prouver ses dires. Après tout, les gens pensent ce
qu’ils veulent. Sa peau laiteuse, sans être pour autant d’un blanc
morbide, est douce comme si elle n’avait jamais subis les affres de
l’adolescence. Et pourtant, nul Apollon n’échappe à ce passage
disgracieux de la puberté et donc de l’acné juvénile. Mais ne nous
attardons pas si un passé révolu et imperceptible car notre jeune homme
à réussi à retirer au prix de plusieurs mois de calvaire dermatologique
une peau parfaite et sans la moindre imperfection.
Pour ce qui est
de son visage, nous ne nous attarderons pas sur ses lèvres fines et
encore vierges de tout pêché qui ne s’ornent que très rarement d’un
sourire quel qu’il soit, car elles ne sont pas le principal sujet qui
attire le regard : l’objet de toute les attention reste ses yeux.
Ceux-ci sont d’un azure pur et limpide, la teinte de l’iris étant si
particulières, que l’on pourrait aisément douter de leur authenticité
et pourtant, se sont bien les siens. Malgré la profondeur de cette
couleur si original, son regard reste toujours inexpressif, semblant
trop épuisé pour pouvoir montrer quelques émotions que se soit. Ce sont
surement les yeux d’une personne qui a trop vu…
Nous laisserons le
dernier détail qu’est la chevelure qui encadre ce visage fin pour la
conclusion, car ca particularité mérite d’être évoqué plus en détail.
Comme
dit précédemment, Alice est un garçon chétif, atteint d’une débilité
physique presque congénitale tant pour sa croissance que pour sa
résistance. D’une taille qui n’excédera vraisemblablement pas le mètre
soixante, il aura tendance à se blesser et marquer très facilement. De
ce fait, les combats, quel qu’en soit les raisons, ne sont pas son
point fort, étant aussi faible de manière offensive que défensive. Ses
mains fines et ses doigts longs sont visiblement peu habitué aux taches
manuels rudes et plutôt propices à la pratique des arts, tels que la
musique ou le dessin. Néanmoins, on devine assez facilement que sa
préférence va au dessin grâce aux légères cales que l’on peut
apercevoir sur le haut de son index et qu’il reste la seule pratique
artistique qu’il exerce.
Pour terminer par un élément physique que
j’ai volontairement mis de coté : il s’agit de ses cheveux et de leur
teinte peu commune. En effet, ces dernier sont blanc, aussi immaculé
que la première neige de l’année. De longueur que l’on pourrait
qualifier de « mi-long » et qu’une coupe plutôt banale, leur
particularité vient surtout de leur couleur évoquée plus haut. Il me
faut préciser un détail qui me semble fondamentale pour poursuivre :
Alice n’est en aucun cas albinos. En effet, la couleur d’origine
d’Alice est le brun, un brun foncé comme l’ébène. Cette couleur
capillaire n’est donc pas de naissance et cette dépigmentation rapide
et subite de ses cheveux sont encore inexpliqués par le corps
scientifique.
Pour ce qui est de ses préférences vestimentaires,
sans nous appesantir sur ce sujet, je dirais qu’il a tendance à porter
des sweat une ou deux tailles au dessus de la sienne, fréquemment avec
une capuche pour dissimuler sa couleur de cheveux et toujours des
manches trop longues, dans l’unique but de cacher les nombres et
diverses cicatrices qui couvrent ses bras et dont il n’est pas le seul
auteur. La seule qui reste visible aux yeux de tous, reste le tatouage
qui entoure son œil qui ne fut pas consentit mais subis par son
porteur, dans des circonstances qui reste à ce jour, encore bien
obscures…
- Encore une fois s’il te plait ! ,réclama le jeune garçon d’un ton implorant.
- Encore ?!, répliqua le père las, mais cela fait la troisième fois, Alice.
- Juste le premier chapitre, s’il te plait, quémanda-t-il avec un peu plus de ferveur et ses deux petits yeux de chiens battus fixé sur son père.
- D’accord, mais seulement le premier chapitre.
Il avait à nouveau céder. Mais qui pouvait résister à cette paire d’yeux bleus quand il vous implorait. Alice s’installa confortablement sous la couverture, un petit air victorieux et satisfait sur le visage, il calla sa tête dans son oreiller et se tourna vers son conteur. Celui-ci ramena les pages de l’ouvrage au début et il prit une inspiration et commença le récit :
- Alice aux pays des merveilles. Chapitre 1, Descente dans le terrain du lapin.
Comme s’il découvrait l’histoire à nouveau, l’enfant couché arrondis ses lèvres dans un « Oooh » muet. Cela faisait certainement la quinzième fois cette semaine qu’il écoutait cette histoire qu’il se plaisait à appelé « son histoire », mais jamais il ne semblait s’en laisser. Il en était de même pour de nombreux mais uniquement lorsque ceux-ci était dans leur versions d’origine. Il ne supportait pas ces pale copie commerciale qui prône une fin mièvre et dénuée d’intérêt. En effet, le jeune Alice avait des goûts bien définis en matière d’histoire pour dormir car ‘on ne plaisante pas avec les contes de fées’ répétait-il avec sérieux.
- Alice commençait à se sentir très lasse de rester assise à côté de sa soeur, sur le talus, et de n’avoir rien à faire : une fois ou deux, elle avait jeté un coup d’oeil sur le livre que...
Le conteur posa son regard sur son jeune auditoire qui avait déjà rejoins Morphée aux pays des songes. Il sourit et se pencha pour poser un léger baiser sur le front de l’enfant endormis, murmurant cette phrase magique que disent tous les parents qui arrive à vous faire sourire même dans le plus profond des sommeils.
- Bonne nuit... Que les anges veillent ton sommeil.
Comment aurait-il pu deviner que ses paroles, purement catholique et sans le moindre fondement, avait une réalité. Mais cela, Alice le savait lui. Mais peut être faut-il pour expliquer cela, commencer par le début.
Le jeune garçon endormit se nomme Alice. Il est né il y a 6 ans déjà, dans un hôpital quelconque, à vrai dire, l’établissement et le lieu de sa naissance importe peu. Né sous X, il ne fut reconnu que par son père biologique qui lui donna son nom. Pourquoi Alice ? Peut être que cet homme qui se retrouvait soudainement père, avait suivit le mauvais lapin. Toujours est-il qu’il s’en occupa avec tout le soin qu’une mère aurait pu donner. D’assez faible constitution, le jeune Alice fut rapidement habitué aux examens cliniques dans la crainte d’une quelconque maladie génétique qui ne se déclara pourtant jamais.
Néanmoins, depuis son petit âge, il faisait fréquemment des cauchemars terrifiant, voyant les pires atrocités comme les plus belles choses, sans la moindre distinction. Le seul élément récurant fut ses êtres ailés que son père appelait Anges et Démon. Quand on est jeune, les adultes vous laisse croire à quantité de choses tels que La père Noël, la petite souris, les fées et les lutins, mais Alice défendait becs et ongles l’existence de ses êtres ailés, malgré les railleries des adultes. C’est dur d’être un enfant, tous vous le diront. Mais il ne laissa jamais la moindre parcelle de terrain lors des débats, étonnement poussé pour un enfant de son âge, avec ces ‘grands’ qui riaient de ses vérités.
Donc le jeune Alice grandit bercé des contes fabuleux d’une héroïne au même nom que lui, des cauchemars qui lui laissait entrevoir une vérité que semble-t-il personne ne voulait connaître. Les années passèrent et il s’intéressa dès qu’il le put, aux ouvrages pour prouver ses dires. Il passait ses journées dans les bibliothèques, occupation bien étonnante pour un enfant d’à présent une dizaine d’années. Son père s’inquiéta de cette obsession maladive, se rendant compte qu’il ne semblait pas laisser ce conte où il le devrait. Il fit ce que toute personne normale aurait fait : il l’emmena voir des spécialistes. Ces spécialistes ignorants firent la seule choses qu’ils étaient en mesure de faire : ils mirent le jeune Alice sous traitement médicamenteux.
Loin d’améliorer son état, ces doses excessives et surtout inutile de médicaments, le rendait tellement faible que le père décida de tout arrêter. Il venait de voir deux ans de la vie de son fils détruites à cause d’une anxiété stupide. Après tout, s’il voulait croire à cette existence, il en avait le droit… Alice avait à présent douze ans, se sevrant doucement des traitements excessifs, il continuait de lire nombre d’ouvrage théologique en plus des ouvrages littéraire. Un seul livre ne l’avait pas quitté depuis toutes ses années : Alice aux pays des Merveilles. Tout s’était finalement arrangé, il avait cessé de parler de ce qu’il voyait et savait, et son père semblait rassuré de voir doucement renaitre un sourire sur ses lèvres.
Il faut croire que ce bonheur ne plaisait pas à quelqu’un....
Le silence d’une nuit calme fut brisé par un cri bref mais sonore. Le bruit des pas accourant vers la chambre ne tarda pas et la porte s’ouvrit à la volée. Assis à la tête de son lit, le jeune garçon avait les mains plaqué sur son visage baigné de larmes, le souffle court. Il y avait si longtemps que les cauchemars ne lui faisaient plus cet effet, il ne se réveillait plus dans un tel état de terreur depuis des années. Doucement le père s’approcha et le pris avec délicatesse dans ses bras pour le rassuré, lui demandant à mi-voix de lui raconter se qui l’avait effrayé à ce point.
- J...Je.... ne veux pas.... Que tu meurs...., exprima le jeune garçon terrifié, entre deux sanglots.
- Mais je vais bien. Tu vois. C’est finit. Je suis là, répéta-t-il avec douceur tout en continuant de le bercer.
Au bout de quelques minutes, ses mains crispées sur le vêtement, Alice s’était rendormis. Son père le veilla jusqu’au petit matin, enfin d’être sur qu’il n’y aurait pas d’autre réveil similaire. Bien heureusement, il dormit sans soucis. Se préparant à parti travailler malgré sa légère fatigue due au manque de sommeil, il alla le réveillé légèrement pour s’assurer qu’il allait bien. Le chérubin semblait fatigué mais rien de plus normal vu l’heure qu’il était pour un samedi matin. Il baisa tendrement son front et lui rappela en murmurant fin de ne pas trop le réveillé :
- Je rentre tôt... Tu te souviens ce que l’on fait aujourd’hui, dit-il avec un sourire dans la voix
- .... le parc...., répondit d’une voix vaporeuse et encore endormie l’enfant entre sommeil et éveil.
- Oui, le parc d’attraction. Je t’achèterai une énorme barbe à papa, même si moi j’en ai pas, ajouta-t-il avec une pointe d’humour.
- Et un gros ballon rouge...., dit-il dans un petit rire assoupis, suite à la blague peu recherché il est vrai, de son paternel.
Il le regarda retombé doucement dans les bras de Morphée, dégageant son visage de quelques mèches brunes et embrassa ses cheveux en lui disant ses mots que l’on ne dit pas assez souvent.
- Je t’aime tellement mon petit Alice...
Et il se dirigea vers la porte. Comment aurait-il pu savoir ? Comment aurait-il simplement deviné que cela serait la dernière fois qu’il passerait rapidement cette porte, le sourire accroché aux lèvres en pensant à cette après midi joyeuse qu’ils passeraient tôt les deux au parc à manger une énorme barbe à papa.
Allongé, l’écho des derniers mots de son père résonnant autours de lui. C’est étrange, il avait l’impression de déjà les avoir entendus, comme ces impressions de déjà vu. En un éclair, tout se remit en place dans sa mémoire et en sursaut, il se leva. Pour lui, quelques secondes seulement s’étaient écoulés depuis les tendre mots de son père, les jambes encore faibles, il chuta mais dans la précipitation, il n’y accorda pas la moindre importance, il se releva et continua d’avancer vers la porte en rappelant son père pour qu’il revienne. Malheureusement, deux heures s’étaient déjà écoulées depuis le départ et lorsqu’il le réalisa, Alice se figea. Il resta là immobile au milieu de living les yeux fixés sur la porte close, pouvant presque voir son père la franchir un peu plus tôt, le sourire aux lèvres. En fait, il le voyait réellement, comme un reflet, ses contours étaient flous mais il distinguait son sourire, il tendait la main vers l’image qui appartenait déjà au passé depuis déjà deux heures, et une larme glissa le long de sa joue.
Il n’eut pas besoin de décrocher le téléphone qui sonna quelques minutes plus tard, blotti dans le lit de son père, pleurant comme jamais il ne pleurerait plus. On père était mort, tué dans un accident de la route. Les experts diront qu’il s’est certainement endormis au volant ou n’était pas assez concentré et qu’il n’a pas vu le camion arriver sur le coté. Mais tout ça, Alice l’avait déjà vu, dans son cauchemar, mais à présent, le cauchemar était celui qu’il vivait. Il venait de réalisé que ce qu’il avait tut pendant deux années et prôner durant les dix autres, toutes ces choses qu’ils voyaient, les bonnes comme les mauvaises, tous ces songe étaient le triste reflet d’une réalité avenir.
Plus bas, encore plus bas, toujours plus bas. Est-ce que cette chute ne finirait jamais ?
Il resta des heures dans cet appartement vide. Tout le monde semblait avoir oublié jusqu’à son existence, seul un livreur, un pur inconnu, sonna dans les quelques heures qui suivirent. Celui-ci semblait surpris de trouver le jeune garçon soit seul mais il lui fit signer le bon et lui donna le coli, lui ébouriffant les cheveux avec un sourire :
- Je suis sur qu’il va te plaire, lui dit l’inconnu avec un sourire et un clin d’oeil.
Ce sont ses gens que l’on déteste le plus quand on vient de perdre quelqu’un de cher, ces gens qui sourient et à qui l’ont a envie de hurler que le monde est ignoble, gris et ne mérite pas un sourire aussi radieux. Mais il regarda le paquet, d’un regard distant, les yeux encore rouge. Qu’est-ce que cela pouvait être ? Avec une lenteur lasse et une hésitation dans ces gestes, il découvrit le présent que refermait le paquet : une peluche d’environ 35 centimètres de haut en comptant les oreilles, car il s’agissait d’un lapin, un lapin blanc. Il resta quelques secondes interdis devant ce cadeau puis doucement il retira l’animal de son écrin de carton et une petite carte tomba en tourbillonnant sur le sol. Déjà accroupis le colis sur le sol, il n’eut même pas à ramasser le papier pour pouvoir en lire les mots et il enfouie son visage contre la fourrure douceur du lapin, le serrant dans ses bras, ses larmes baptisant d’une bien triste manière la cadeaux que le message suivant accompagnait :
« Mon petit Alice,
Je t’offre ce lapin afin qui n’aille jamais en suivre un autre pour t’enfoncer dans je ne sais quel terrier qui t’empennerais loin de moi.
Tu es la plus jolie des merveilles de ce pays, je n’ai besoin ni d’aventures ni de reine de coeur pour le savoir. Il me suffis de te voir sourire.
Ton papa qui t’aime très fort. »
Plus bas, encore plus bas, toujours plus bas. Est-ce que cette chute ne finirait jamais ?
Des jours s’écoulèrent avant que quelqu’un ne vint pour le prendre en charge. Le pauvre enfant, à présent orphelin, était en train de délirer selon les agents qui virent le chercher. Les médecins s’empressèrent de dire qu’un délirium mince avait été aggravé par l’attitude irresponsable du père. Cette remarque, qu’ils avaient eu le malheur de prononcé devant le jeune Alice, le fit entrée ans une fureur incontrôlable. Non pas qu’il soit particulièrement, un enfant d’une douzaine d’année reste aisément contrôlable, malgré tout il arracha un bout d’oreille au malheureux qui avait osé parler en ces termes de la seule famille qu’il avait.
Cet incident lui valut un aller-simple en service psychiatrique, les experts disant qu’il était un danger pour les autres autant que pour lui-même. Il resta durant toute la première année, enfermé dans une pièce capitonnée, n’acceptant pour seul compagnie son lapin blanc et une infirmière qui portait le même prénom que lui. Fou, il ne l’était pas, mais il manqua de le devenir dans cet établissement. Abruti de médicaments, ce fut durant sa quinzième année que ses cheveux abandonnèrent leur teinte brune pour prendre la robe de l’hiver, se parant à partir de ce moment d’un blanc qui aurait fait pâlir d’envie les murs capitonnés blanc cassés de sa cellule.
Plus bas, encore plus bas, toujours plus bas. Est-ce que cette chute ne finirait jamais ?
Il perdit le compte des jours, des mois mais pas celle des années car, tout les ans pour son anniversaire, cette gentille infirmière venait lui lire son conte préféré : Alice aux pays des merveilles. Il en connaissait chaque phrase parfaitement et même abrutit par les quantités impressionnante de médicaments, il aurait pour conter cette histoire sans même avoir le livre sous les yeux.
Mais aucun médicament, aussi fort soit-il, ne fut capable de stopper les rêves d’Alice. D’ailleurs, celui-ci constata qu’il ne voyait plus que des bribes de ce qui semblait être une hypothétique réalisation d’un futur, mais aussi des parcelles du passé. De tout les livres qu’il avait lu, de tout les mots qui avait appris et auquel il avait pu donner un sens, le seul qui semblait capable de le qualifié à présent était celui-ci : médium. Mais cela n’était pas aussi idyllique que dans les ouvrage, il n’avait aucun contrôle sur ce qu’il voyait et ne pouvant décidé ni quand ni vers quoi l’amènerais les images qui voyait en rêves et parfois même éveillés, dans une perte de lucidité causé par les médicaments. Se fut à peu près à cette période qu’il se mit à dessiner. En réalité, il avait toujours su et aimé dessiner, mais lorsque l’on vous juge dangereux pour vous-même, on ne vous donne pas gracieusement un crayon de papier et une feuille. Sait-on jamais, a croire qu’ils craignent que l’on s’ouvre les veines avec la feuille de papier. Mais au début de sa seizième année, il se mis à dessiner ce qu’il voyait. Bien évidement, aucun des médecins ne put voir ses dessins, il été on ne peut plus presser de quitter cet endroit et d’ailleurs, il avait saisit ce qu’il fallait faire pour cela.
A ce moment, Alice commença à se sentir toute somnolente, et elle se mit à répéter, comme si elle rêvait (...) quand, brusquement, patatras ! Elle atterrit sur un tas de branchages et de feuilles mortes, et sa chute prit fin.
Un matin, l’imbécile qui lui servait de médecin décréta qu’il était guérit. Il avait mis une année à le sevrer de la plupart des cochonneries qui n’avalait plus depuis des lunes, mais il subsistait un traitement préventif qu’il donna à l’assistante sociale qui ne manqua pas de la donner à la famille qui l’accueillit. Il ne resta parmi ses inconnus que le temps d’atteindre sa majorité, n’adressant la parole qu’a une seule et unique ‘personne’ : son lapin blanc qui ne le quittait pour ainsi dire jamais. Une fois sa majorité atteinte, il disparut un beau matin, emportant le peu de vêtements qu’il eu jamais eu en ses quelques mois de vie dans cette maison.
Cela fait maintenant une année qu’Alice vit aux
grès de ses pas, comme si une force l’aidait à avancer, il n’eut que le
souci, dont il n’évoquera jamais les circonstances, du tatouage
entourant son œil. Pourquoi erre-t-il dans les rues ? Nul ne le sait...
mais lui, le sait-il ?