[ Epilogue ] Trois ans plus tard...
- Laaaaaaaaaaaaaarseeeeen !!!
- Ne cries pas comme ça è.é Tu vas me faire virer !
- Désolé ^^" Au moins tu sais que je suis là =)
Larsen approcha du jeune homme qui avait signalé sa présence à tout le café, plateaux en main. Le jeune homme en question était tout sourire et semblait habitué à l'endroit.
- Comme d'habitude ?
- Comme tu me connais bien *o*
- ==* De toute façon, tu ne prends qu'un seul truc ici . . .
- Oui =D Toi !
- . . . Je t'apporte ton café liégeois >>
Esteban rit et le laissa travailler tranquillement une fois qu'il eut sa commande. Ce petit numéro était devenu habituelle presque pour les habitué du café, qui souriait devant la joie de vivre du jeune blondinet et la patience du serveur. Trois ans... Voila trois ans que Larsen avait quitté cette ville, ce pays... son passé. Il avait tout laissé derrière lui, son départ n'avait pas été annoncé, sa destination ne fut révéler à personne, pas même à Denis. Il ne savait pas ce que ce dernier était devenu mais il se doutait que quelqu'un avait pris soin de lui. La seule personne dont il prenait des nouvelles était son frère, bien qu'il ne partage pas le même sang, c'est en ces termes que n'importe qui dans ce village connaissait Alois. Ce dernier semblait aller mieux, il avait même trouvé quelqu'un qui semblait le supporter. Mais à chaque appel, la même question revenait et restait sans réponse : "Où es-tu ?" et à chaque conversation téléphonique, la réponse était la même "Sous le même ciel que toi, petit frère."
Larsen s'était reculé dans un village d'environ 300 habitants, par delà les montagnes, par delà un océan. Il n'avait que ça pour pouvoir repartir de zéro, pour recommencer une nouvelle vie. Le choix avait été dur et pris seul peu de temps après l'incident de sa visite à l'hôpital. Cet incident, il ne l'avait appris que deux jours plus tard, en allant régler les frais d'hospitalisation de son frère. Les médecins n'expliquait pas mais il avait réussi à se lever, surement après avoir vu quelqu'un et avait tenté de le suivre; Les dates, les heures... tout correspondait a sa visite qu'il avait pensé faire passé inaperçue. Alois avait du rester sangler et sous respirateur pendant deux semaines, avec des pronostique vitaux plus qu'alarmant. Il s'en était voulu, a tel point qu'il en était devenu irritable et même complètement invivable. Ce fut le déclencheur de ce choix, et un mois plus tard, il disparut tel Mme Samovar, en un instant, comme s'il n'avait jamais vécu, laissant son ancien appartement à alois et l'autre à Denis. Il n'avait plus aucune attache matérielle ainsi et pouvait quitter cette ville, n'y laissant que des attaches affective.
Il avait réussi à se faire embauché dans ce café et y travaillait depuis plusieurs années à présent. La première année, il était devenu renfermé, souriant de manière superficielle dans son travail restant poli et courtois mais ne laissant personne l'approche plus que les rapports professionnel ne l'exigeait. Ce fut à la mi-novembre de cette fameuse année qu'il rencontra Esteban. Le seul client à commander un café liégeois glacé à l'entrée de l'hiver et à trouver le moyen en voulant aider de le reversé sur Larsen. C'est ainsi qu'il s'était rencontrer. Ne croyez pas qu'il fut tout de suite question d'amitié éternelle et d'éclats de rire partagé, le travail fut de longue haleine pour Esteban pour arraché ne serais-ce qu'une véritable sourire à Larsen, il mit plus d'un an. Mais plus le temps passait, et plus ils discutaient, au début Esteban parlait seul et Larsen écoutait, mais petit à petit, ce dernier se mis à parler, pas de lui mais de son frère ou de chose et d'autre. C'est ainsi que l'on est arrivé à la relation qu'il entretenait aujourd'hui, soit deux très bon amis, et le seul lien que Larsen s'était fait dans ce village.
- Laaaaaaaarsseeeeeeeeeeeen T.T Y a plus de liégeois !
Le serveur soupira, les clients riaient, le patron regardait la scène avec un sourie placide. Dans ce village, tout le monde connaissait tôt le monde, les préjugés étaient laissés aux citadins et l'harmonie et une ambiance bonne enfant régnait. Larsen y avait été accueilli par ses habitants à bras ouverts et pour eux, il n'était pas un étranger mais bien un membre de la communauté et le voir aller mieux qu'a ces premiers jours chez eux, réchauffait bien plus que bon nombre de tasse de café en hiver.
- Si tu engloutis ca trop vite, tu vas devenir obèse =.="
- Allez, c'est finit pour aujourd'hui Larsen, lui dit le patron en lui prenant le plateau. Rentre donc avant que le blizzard ne se mette à souffler . . .
- . . . sinon, tu ressembleras à un bonhomme de neige, ou plutôt un yeti avec ton caractère, ajouta Esteban.
Larsen rangea sa tenue et enfile son manteau, l'air blasé à
la remarque d'Esteban. Le voila proche d'un Yeti maintenant, il aurait préféré
un bon gros ours des montagnes, car eux au moins ils existent mais il faudrait
se contenter de l'abominable homme des neiges visiblement. Il remercia le
patron et salua les clients du café avant de sortir suivit d'Esteban. Ce petit
rituel était devenu sa routine, Esteban venait le chercher à la fin de son
service pour le raccompagné jusque chez lui, une toute petite maison un peu en
retrait du village mais en faisant quand même partit. Il suffisait de traverser
un petit bois pour y avoir accès.
A la sortie du café, un vent froid soufflait déjà pas mal et
la neige tourbillonnait. L'hiver était une belle saison mais elle restait tout
de même très froide. Larsen commença à avancé en se rappelant intérieurement
qu'il lui faudrait allumer un feu en rentrant pour ne pas geler pendant la nuit,
mais il fut interpeller par une écharpe
qui venait de lui être mise suivit de sa capuche que son ami venait de lui
rabattre sur la tête.
- Cadeau, dit Esteban tout sourire en désignant l'écharpe, j'ai vu que tu n'en avais pas, tu vas finir comme un vrai Yeti si tu n'en as pas >>
- . . . Pourquoi ? Je veux dire, en quel honneur un cadeau ?, répliqua larsen en regardant l'écharpe qu'il lui tenait chaud à présent.
- Comment ?!?, s'exclama son compagnon de route en prenant un air faussement vexé voir outré, tu ne sais donc pas que ca fait trois ans maintenant que j'ai renversé mon café sur toi !
- . . . Jai pas la mémoire des taches =="
Le jeune homme éclata de rire à la réplique humoristique de Larsen. Continuant de bavarder de tout et de rien sur le chemin, ils en virent à parler des fêtes qui approchaient à grand pas. La question favorite d'Esteban revint, aussi prévisible que le printemps après l'hiver, de savoir ce que Larsen avait demande au Papa Noël cette année, et comme tout les ans, la réponse de Lars était toujours aussi énigmatique et incompréhensible pour le jeune homme. Le seul présent qu'il demandait, si ce personne barbu pouvait vraiment tout offrir, c'état l'oublie. Jamais Esteban ne s'était aventuré à lui demander le pourquoi de ce souhait, sachant parfaitement qu'il n'obtiendrait pas plus de réponse que la fois où il avait demandé à Larsen pourquoi il n'allait jamais voir son jeune frère. Tout le monde à ses petits secrets, mais Lars était un mystère à lui tout seul qui ne s'était pas dévoilé en trois années de vie dans le village.
- Le nouvel an chez toi ?
Lars regardait son ami surpris de cette demande. Il l'avait lancé comme ça, sans aucune préparation de terrain mais ca lui ressemblait assez en fait. Mais malgré tout, ca laissait le jeune homme perplexe et un peu pris au dépourvue. Il préférait la solitude pendant les fêtes, déprimé en regardant la neige tomber ou le feu crépiter dans la cheminée. C'est ainsi qu'il avait changé d'année par trois fois déjà . . .
- Parfaitement, tu ne vas pas faire le décompte avec ton mobilier une année de plus hein >> Alors je t'invite chez moi ^^
- Je sais pas . . .
- Alleeeeez !! S'iiiil te plaiiiit ! Ca sera mon cadeau de Noël de ta part ! Dis oui, dis oui, dis oui !!
- Bon. . . D'accord.
Il ne fallut pas bien longtemps à cette soirée pour arrivée. C'est fou ce que le temps peut défiler à une vitesse ahurissante lorsqu'on redoute un instant avenir. Et la plupart du temps, quand cet instant arrive, on a l'impression qu'il dur une éternité. Le fameux réveillon arriva donc, Lars frappa à la porte, portant ce qu'il avait pris pour la forme quelques petites choses plutôt diverses, et attendis qu'Esteban lui ouvre. Un fracas retenti derrière la porte suivit de bruit de pas et la porte s'ouvrit brusquement.
- Ah ^^ Te voilà ! J'allais te chercher par la peau des fesses.
- Laisse mes fesses ou elles sont ==*
Et la soirée commença tranquillement. Rien de bien sorcier, c'était une bête soirée télé entre amis. Esteban avait préparé une pile impressionnante de film à regarde "A TOUT PRIX" avait-il hurlé quand larsen avait désigna la tour précaire de boitier. Ils s'étaient donc installé devant la télé et avait commencé à regarder. CE n'était pas plus grand que chez lui et le feu crépitait non loin, couvert par les bruitages du film. Dans cette pile, il y avait de tout du film d'action à la romance fleur bleu mais pas de projections déplacées, entre ami certes mais quand même. Il y avait un Disney perdu dans le lot d'ailleurs et cela fit sourire l'invité tandis que l'hôte somnolait. Jour de l'an oblige, ils n'avaient pas bu de l'eau, ou juste pour la forme et donc, la somnolence de son camarade s'expliquait facilement par les quelques cadavres de bouteilles, mais il fallait au moins qu'il tienne jusqu'à minuit. Ce qu'il fit, et dès que l'horloge sonna le premier coup de minuit, il tira sur le bras de Larsen, se levant d'un seul homme.
- Vite !! Il faut aller sous le gui pour se porter chance !! On se ferra la bise et puis on aurait plein de bonheur pendant l'année !!
Seulement, ils avaient peut être bu autant l'un que l'autre et tenant debout uniquement sous le miracle des fêtes de fin d'années mais le miracle ne dura pas et l'un des deux, Esteban pour le nommer, bascula. Larsen ayant réussi à s'appuyer le rattrapa en l'attirant près de lui. Serais-ce l'alcool qui conduit le geste qui suivit ? Sur le coup aucun d'eux n'y accorda la moindre pensée. Le dernier coup sonnait et les lèvres d'Esteban s'étaient posé sur celle de Larsen. Aucun d'eux ne bougea sur l'instant et Esteban se recula rapidement un peu après la joue rose, surement à cause de l'alcool.
- Désolé, tu auras plus de bonheur comme ça, dit-il un peu gêné en pointant le gui au dessus d'eux.
- Et si je te demandais plus de bonheur ?
La question surpris Esteban. Est-ce qu'il sous entendait ce qu'il avait compris ? En tout cas, il ne l'avait pas lâché, mais cela pouvait s'expliquer par le fait que lui tenait d'avantage sur ses jambes. Hésitant mais décidé, il frôla à nouveau les lèvres de Larsen pour y déposer un léger baiser, puis un autre . . . Leurs paupières se fermèrent doucement, leurs bouches se joignirent dans une étreinte un rien plus passionné.
Le lendemain, Esteban lové contre Larsen qui fixait d'un air détaché le feu. Lui qui s'était juré de ne plus s'attaché de la sorte à une personne . . . il avait recommencé. L'alcool n'était en rien dans ses actes, il le savait et c'est ce qui lui pesait le plus, car au fond de lui, il n'arrivait à pas à oublier ce fantôme, ce jeune garçon qui avait laissé derrière lui, ce passé qui le hantait en ses jour de fête. Et s'il ne s'était servit de ce doux blondinet que pour se donner un gout du passé qui avait fuit. . . . Il se détacha doucement de son compagnon et s'assis au bord du lit passant ses mains sur son visage. Ce simple mouvement tira le jeune homme des limbes oniriques dans lesquels il avait plongé et il se tourna vers la silhouette qui lui tournait le dos.
- . . . Ne t'en fais pas Larsen. . . Je ne suis pas le Père Noël, mais si tu me le demandes, j'oublierais pour toi cette nuit du jour de l'an.
Sa respiration se coupa. Est-ce les mots qu'il avait dit ou
le sourire compréhensif qu'il avait esquissé qui avait fait naitre chez Larsen
cet arrêt respiratoire. Il n'aurait pu le dire, mais ces mots, quelque chose se
déclencha en lui. Ce n'était pas un souvenir, ce n'était pas un remplaçant. . .
. Ce qui s'était passé entre eux était le fruit d'un sentiment oublié.
Peut-être qu’à la souhaiter si fort, il n'avait pas remarqué que son vœu avait
été exaucé, car il ne l'avait pas formulé de la bonne façon. Il en avait oublié
comment on aimait quelqu'un, ce sentiment si chaleureux, ce bien être que l'on
éprouve. Loin de lui avoir offert l'oublie, il lui avait rendu bien plus. Une
larme puis deux coulèrent le long de ses joues, puis il se retourna vers son
amant de la nouvelle année.
- C'est trop tard. . . Il faut que l'on soit du bonheur cette année. . .
Le jeune homme aux cheveux d'or le regarda un instant interdit, puis un sourire si pur illumina son visage et une larme perla au coin de son œil sans s'en échappé, poussé à naitre par un sentiment de joie. Cette nouvelle année s'annonce remplie de joie et jalonner de rire grâce à un bonheur retrouvé.
Cet épilogue a été ecrit suite à un resumé de jeux rp par skype. Celui-ci ci....
Un infirmier plein de vie l'avait acueillis et lui avait indiquer la chambre d'Alois mais avait avait que celui-ci dormait encore. Lars remercia le jeune homme et se dirigea vers la chambre; Il se stopa néamoins devant la vitre, il ne devait pas aller plus loin sans quoi, cela serait redonner de faux espoirs. Mais à qui ? A Alois qui s'accrochait desepérement à sa présence ? Ou bien à lui qui semblait vainement tenter de recupéré une amitié fragilisé par les conflits et rapports trop intimes ? Il posa sa main sur la vitre qui fut rejoins par son front. Que faire ? Il était là à présent mais fallait-il qu'il rentre ou qu'il reste à observé son ami, son frère à travers une paroi de verre trempé ?
Il resta quelque instant, sans savoir quoi faire mais sa décision fut prise au bout de quelques minutes. Il ne devait pas rester. Enfait, à présent il ne voyait même plus pour quelle raison égoïste il était venue. Ce n'éait que folie de se présenter ici, l'air de rien et de raviver le besoin d'Alois de l'avoir à lui. Il recula son front de la vitre et s'éloigna laissant glissé sa main sur la surface glacée.
- Aurevoir...
(Alois) A force de parole et de temps, Dante avait rapidement été lassé de voir que la conversation tournait en rond. La fierté d'alois l'empecha de lui demander de rester et en quelques secondes, il se retrouva seul. A nouveau seul, toujours et encore abandonné. Ne pouvant rien faire d'autre, il fixait le plafond, laissant aller son esprit à quelques sombres pensées. Et s'il n'avait jamais existé, est-ce que le monde serait plu beau ? Sa mère aurait peut tere eu une vie heureuse. Et le parc, les enfants et les gens pourrait s'y rendre pour rire ou jouer. Peut -être que ce monde n'avait tout simplement pas besoin de lui. Peut être que Larsen serait mieux sans sa présence. Mais lui... Qu'allait-il devenir s'il ne devait plus exister ?
La fatigue l'entraina loin dans ses reflexions obscures, ses souvenirs, et il ne remarqua même pas qu'il dormait, son esprit toujours en eveil. Pourquoi avait-il rechaper à ces incalculable tentative de mort ? Avait-il quelque chose d'utile qui justifie cette chance ? Impossible, car à présent, il n'était qu'un souvenir, un mauvais souvenir que tout le monde voulait se dêpecher d'oublier. Larsen, d'ailleurs, même lui et surtout lui, devait souhaiter l'oublier... Il n'était même pas venu le voir, pourtant il avait entendu les infirmiers parler d'un jeune homme souriant qui payait ses frais d'hospitalisations. qui d'autre que Lars pouvait faire ça pour lui ? ... Persone, tout le monde souhaitait le voir mort à présent, même cette famille précaire qu'il s'était construite par la peur.
Désormais, il était seul. Juste retour des choses, après avoir blessé à outrance la seule personne quile suivait par amour, que celui-ci soit fraternelle ou autre... Cette perte coula lentement sur sa tempe, seule mais elle aussi remplis de souffrance, cette petit perle d'eau glissait sur la peau Alois qui ouvrit lentement les yeux. Une ombre, une silhouette qui s'en vas, une voix qui resonne... Larsen. Il était venu.
Alois tenta de se lever, il aurait été inutil de tenter de l'arreer mais il n'y avait personne pour le faire. il se redressa, ne grimacant même pas, il n'en avait que faire de cette douleur qui le lancinait. Il était debout mais pour combien de temps ? Il bascula et s rattrapa à la chaise de jutesse. Il était venu, il devait le voir, il avait besoin de le voir.
- ... Larsen...
Il se dirigea vers la porte, une main sur le flan, tnt dis que sa blessure gouttait pour marquer son chemin. Il avancait, une main rouge se plaqua sur la vire, mais il ne pu que s'effondrer dans le couloir. Il y constata l'imensité de l'asbence du dos qu'il avait espéré voir. Au loin, la sonnerie des portes d'un ascenseur qui se referment. Seul à nouveau, seul pour toujours... Peut lui importait l'agitation autour de lui à présent, ses yeux se fermaient, ses paupières étaient lourdes. Si seulement ce sommeil pouvait etre le plus long... Mais cela serait trop beau, il n'avait surement pas assez perdu pour quitter ce monde.
Allongé dans son lit, dans une autre chambre, l'obscurité reignant. Un pression sur ses poignets, des entraves... Voila sa pénitence. Si seulement on lui avait permis de partir. Dans le silence de cette pièce stérile resonnait les bruits des machines, mais tout ces sons résonnaient aux oreilles d'Alois comme un seul... Celui du signal des portes d'ascenseur se fermant sur la seule personne dont il a besoin.
Pas d'image pour une fois ou plutôt pour l'instant. Patience, qui sait....